13.11.2008
Homosexuels: Vanneste regrette
Le député UMP du Nord Christian Vanneste a dit aujourd'hui qu'il "regrette" d'avoir qualifié l'homosexualité d'"inférieure", tout en se félicitant que la Cour de cassation ait annulé sa condamnation pour injure envers la communauté homosexuelle.
"Je regrette le mot 'inférieure'. Il y a eu une maladresse, je voulais dire: +l'homosexualité c'est moins bien parce que ça ne peut pas être universalisée, tout le monde ne peut pas être homosexuel, sinon la société serait mal partie", a expliqué M. Vanneste, au côté de ses collègues Jacques Myard (Yvelines) et Jacques Remiller (Isère) qui l'ont "toujours soutenu".
Lors d'une conférence de presse, M. Vanneste a cité le Pape Benoît XVI: "on peut juger des comportements, on n'a pas à juger des personnes".
Le député du Nord s'est dit "extrêmement satisfait" de l'arrêt de la Cour de cassation, "car ce qui était mis en cause, c'était la liberté d'expression". "Le parlementaire, c'est le tribun du peuple, celui qui peut parler au nom des autres, alors qu'on l'empêche de parler, lui, c'est complètement anti-démocratique !", a insisté le député UMP.
Source : AFP
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12.11.2008
Quand Gérard Longuet (UMP) compare l'homosexualité à la pédophilie
C'est une vidéo tournée il y a quatre mois, qui commence seulement à faire parler d'elle. La scène se passe au Sénat, le 3 juillet, alors que Xavier Darcos, le ministre de l'éducation, évoque une prochaine campagne de sensibilisation de l'éducation nationale sur l'homosexualité. Le sénateur UMP de la Meuse, Gérard Longuet, prend la parole : "J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard... C'était de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie, mais enfin, ça c'est un autre sujet (…). C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école et qu'on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête..."
Au mois de septembre, cette audition de Xavier Darcos au Sénat avait déjà fait polémique pour une autre séquence. Le ministre de l'éducation y estimait que l'activité des professeurs de maternelle se résumait à "faire faire des siestes à des enfants ou leur changer les couches", provoquant la colère des syndicats enseignants. C'est le même jour que M. Longuet a tenu ces propos, qui ont suscité l'indignation de l'ensemble des associations de défense des homosexuels. Cette séance a été filmée par la chaîne Public Sénat et l'extrait où intervient M. Longuet a été révélé samedi 8 novembre par l'association Couleurs gaies, le centre lesbien gay bi transsexuel (LGBT) du nord de la Lorraine. Postée sur Dailymotion par le site Internet Gayclic, elle a déjà été vue plus de 30 000 fois. A la suite de ces propos, Couleurs gaies à décidé d'écrire à Patrick Devedjian, le secrétaire général de l'UMP, pour demander l'exclusion du sénateur de la Meuse.
Interrogé par le quotidien régional L'Est républicain, Gérard Longuet persiste et signe : "Ça ne me dit rien du tout. Je n'ai pas souvenir de ces propos. Mais qu'il y ait un lien entre homosexualité et pédophilie, ça peut arriver. Notamment dans des écoles catholiques, on a pu voir ça." Le sénateur reste de marbre devant la demande d'exclusion formulée par Couleurs gaies : "Leur réaction m'est parfaitement égale. Ce sont des gens qui ne voient le monde qu'à travers leurs préoccupations."
Lors de l'audition au Sénat, Xavier Darcos avait rétorqué à M. Longuet que la prévention chez les jeunes était une nécessité en raison, notamment, du nombre de suicides chez les adolescents homosexuels. Le suicide est la seconde cause de mortalité chez les jeunes de 15 à 24 ans en France, selon un rapport de la défenseure des enfants publié en 2007, et un quart des tentatives de suicide des garçons et 10 % de celles des filles de cette tranche d'âge sont liés à un problème d'homosexualité.
Thibaud Vuitton
15:32 Publié dans World | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : léa renoir, cocktails, images, queer, femmes, politique, journalisme
01.09.2008
Dubaï. Deux femmes un baiser = un mois de prison
Putain, c'est la rentrée ! Vous savez les cartables neufs, les écoles en folie, les gens qui reviennent et qui pensent aux vacances, les livres, les livres, les disques, les nouveautés... Bref, c'est reparti. Et vous savez quoi, la presse ne fait pas grand bruit de cette histoire qui s'est passée à Dubaï. Tout juste une dépêche ! Alors je vous la livre ! A vos commentaires !
" Un journal local rapporte dimanche l'histoire de deux femmes condamnées à un mois de prison pour s'être embrassées sur une plage publique.
Pour un bisou, c'est cher payé. Deux femmes qui s'étaient embrassées sur une plage publique de Dubaï devront passer un mois en prison. Le journal 7 days rapporte cet épisode dans son édition de dimanche.
Une Cour d'appel de Dubaï a confirmé la peine de prison prononcée en première instance pour une Libanaise de 30 ans et une Bulgare de 36 ans, reconnues coupables, selon l'acte d'accusation, de s'être "s'être embrassées, câlinées et adonnées à des actes indécents" en avril. Un témoin raconte avoir vu "la femme libanaise allongée sur la Bulgare. Les deux femmes s'embrassaient et se faisaient des calins devant nous." Un autre dit avoir "appelé la police, car cela était indécent, d'autant plus qu'il y avait des familles tout autour".
Les deux femmes, qui ont plaidé non coupables, seront expulsées après avoir purgé leur peine de prison, selon le verdict du tribunal rendu dans la première affaire du genre aux Emirats arabes unis, une fédération de sept membres dont Dubaï.
Riche pays pétrolier du Golfe, les Emirats arabes unis veulent s'imposer comme un centre d'affaires et une destination touristique régionale mais restent très soucieux de leur ordre social, réprimant entre autres l'homosexualité et la prostitution. "
Comme quoi, toute liberté est relative...
09:40 Publié dans World | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Femmes, Léa Renoir, sexualité, actualité, sex, lesbienne, homosexualité
10.08.2008
La lutte contre le sida menacée par le désintérêt
Santé . À la recherche d’un second souffle, la 17e conférence internationale sur le sida s’est ouverte hier à Mexico sur un constat de timides avancées et de désengagements des pays les plus riches.
La pandémie est là. Elle tue tous les jours. En proclamant qu’il faut « Agir partout et maintenant », la 17e conférence mondiale sur le sida, qui s’est ouverte hier à Mexico, s’impose comme un nécessaire rappel à l’ordre, à l’heure où la mobilisation se cherche un second souffle. Quant aux États, à commencer par les grandes puissances, dont la France absente au niveau gouvernemental, leur maigre représentation en dit long sur leur désengagement. Pourtant, depuis la première conférence en 1985 à Atlanta, l’alerte des uns et l’investissement des autres ont constitué une indispensable digue contre un fléau, révélateur des inégalités et discriminations de ce monde, qui n’épargne aucun pays. De ce fait, la conférence de Mexico lève le rideau sur des constats contradictoires.

Baisse du nombre d’infections nouvelles
Selon le rapport publié le 29 juillet dernier par l’Onusida, des avancées, à mettre au compte des politiques de prévention et d’accès aux soins, ont été enregistrées cette dernière année, comme en témoigne la baisse du nombre d’infections nouvelles (2,7 millions en 2007 contre 3 millions en 2001) et des décès. « À l’échelle mondiale, ces tendances favorables sont partiellement compensées par l’augmentation de nouvelles infections dans d’autres pays », avertit l’organisme, en citant, entre autres, une hausse conséquente dans les pays de l’Est, la Chine, le Kenya ou encore le Mozambique. La situation reste extrêmement tragique en Afrique subsaharienne. En dépit d’investissements significatifs dans certains pays comme la Namibie où l’accès au traitement anti-rétroviral est passé de 1 % en 2001 à 88 % en 2007, cette région réunit près de 67 % des personnes vivant avec le VIH dans le monde. Le sida y est l’une des causes majeures de décès, notamment chez les enfants (90 % des jeunes gens infectés).
« l’épidémie progresse là où il y a discrimination »
Les chiffres, en soi, sont alarmants. Ils ne sauraient occulter le drame vécu et le caractère profondément stigmatisant et inégalitaire de la maladie, notamment dans les pays en proie à des conflits et encore à des législations répressives. Les efforts de prévention en direction des personnes les plus exposées - « professionnels » du sexe, homosexuels, consommateurs de drogue - ne parviennent toujours pas à juguler la maladie. Selon Olivier Dénoue, directeur général délégué d’Aides, « en matière de lutte contre le sida, la question des discriminations est fondamentale ». En Afrique, par exemple, « la situation des homosexuels est dramatique, car non seulement, l’homosexualité y est interdite dans 38 pays mais elle y est fortement condamnée ». Au nord comme au sud, quelle que soit la catégorie visée, « l’épidémie progresse là où il y a discrimination », ajoute-t-il.
Les discriminations, la libre circulation des séropositifs, la dépénalisation de l’homosexualité sont quelques-uns des axes majeurs de cette semaine de mobilisation où 22 000 personnes sont attendues. « 22 000 personnes mais pas un seul ministre français », s’insurge Olivier Dénoue. Pour le militant, cette absence remarquée est révélatrice du fait que « la France n’est plus locomotive en matière de mobilisation financière » et qu’elle s’inscrit dans « une période de régression forte avec la remise en cause tous azimuts de l’accès aux soins et notamment pour les personnes les plus malades et l’instauration des franchises médicales, une forme d’impôts sur la maladie. De fait, les personnes séropositives ne pourront plus être prises en charge à 100 % ».
Le désengagement de l’État français en matière d’accès aux traitements, de recherche, et de pérennisation des structures ne s’arrête pas là. Sa contribution au Fonds mondial contre le sida est à la baisse. Et cette tendance aux coupes budgétaires n’est pas une exception française. Réuni au Japon, en juillet dernier, le G8 a balisé le terrain en annonçant que l’engagement pris un an plus tôt, lors du précédent sommet d’Heiligendamm, de consacrer d’ici 2010 soixante milliards de dollars à la lutte contre les grandes pandémies (sida, tuberculose et malaria) et au renforcement des systèmes de santé, pourrait être difficilement tenu.
L’objectif de l’accès universel aux soins s’éloigne
Cette manne financière est pourtant indispensable à l’heure où « pour deux personnes placées sous antiviraux, cinq autres contractent la maladie », rappelle l’Onusida. À ce compte, les timides progrès enregistrés pourraient bien se tasser et l’objectif d’atteindre en 2010 l’accès universel aux soins s’éloigner définitivement. Pour-tant, « la riposte au sida est un objectif important parmi les objectifs du millénaire pour le développement et a aussi un impact direct sur l’atteinte des autres objectifs d’ici 2015 », souligne l’administrateur du programme des Nations unies pour le développement, Kemal Davis. « En progressant dans notre riposte au sida, nous contribuons à réduire la pauvreté et la mortalité chez les enfants tout en améliorant la nutrition et la santé maternelle. Par ailleurs, l’avancée vers les autres objectifs - par exemple, les problèmes de l’inégalité liée au genre et la promotion de l’éducation - est essentielle pour stopper et renverser la diffusion du sida. »
Cathy Ceïbe
Source L'Humanité (du 4 août 2008)
17:35 Publié dans World | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Homosexualité, sida, pandémie, recherche, politique, justice, gay
06.08.2008
Autriche : Haider outé par ses anciens amis politiques
Jörg Haider (photo) est familier des attaques déplacées et des jeux de mots douteux, mais cette fois, c'est lui qui s'en trouve être la victime, sur fond de division de l'extrême-droite autrichienne. En effet, lors d'une conférence de presse organisée, le 3 août dernier, par le secrétaire général du parti FPÖ, ce dernier a fait grassement référence à l'homosexualité supposée du gouverneur du Land de Carinthie, âgé aujourd'hui de 58 ans (Haider a longtemps fait partie du FPÖ, qu'il a même dirigé, avant de faire scission et de fonder sa propre formation, le BZÖ).
En rappelant que Jörg Haider avait été surpris en mauvaise posture avec de jeunes hommes (lire quotidien du 4 décembre 2007), Harald Vilimsky s'est gaussé et a estimé que «non seulement Jörg Haider s'amuse dans des maisons de joie avec des garçons», mais qu'en plus, «il laisse une fois encore ses petites poupées danser à leur aise autour de lui», faisant référence à des personnalités politiques masculines proches du gouverneur et qui attaquent le parti FPÖ dans la presse.
Ensuite, Harald Vilimski est revenu sur la défection d'un membre du FPÖ pour rejoindre le camp de Haider, estimant que «les sorties disproportionnées» de cet homme «contre l'homosexualité» n'étaient peut-être «qu'une fusée antibrouillard destinée à dissimuler sa proximité avec Haider».
Les raisons de ces attaques homophobes sont politiques. Dans les sondages, le parti d'extrême-droite FPÖ est crédité de 20% des voix pour les élections législatives anticipées du 28 septembre prochains, alors que le parti BZÖ de Jörg Haider, mené par une personnalité impopulaire, n'en recueille que 3%. La semaine dernière, l'ancienne étoile de l'extrême-droite européenne a donc annoncé qu'elle dirigerait elle-même la liste BZÖ en remplaçant l'actuel leader, provoquant la fureur du FPÖ.
L'homosexualité supposée de Haider est connue du grand public autrichien. Déjà en 2000, la prix Nobel de littérature Elfriede Jelinek voyait en Haider le «führer d'une clique masculine homoérotique», qui travaille «consciemment avec des codes homophiles, sans naturellement se proclamer vraiment homosexuel lui-même». Interrogée sur la question il y a quelques années, Hosi, la principale association LGBT du pays, avait eu cette réponse superbe et décontractée: «Les gays et les lesbiennes doivent se faire à l'idée que les homosexuels peuvent être des gens biens, mais aussi des gens pas bien.»
Photo: DR.
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par Blaise Gauquelin
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05.08.2008
Cameroun (Justice)
Six mois ferme pour avoir accusé un ministre d'homosexualité
Le directeur de Nouvelle Afrique a été condamné en appel vendredi à six mois de prison ferme et une amende d'un million de francs CFA (environ 1.500 euros) pour avoir cité le nom du ministre chargé des Relations avec les assemblées, Grégoire Owona, dans une liste de présumés homosexuels publiée en janvier 2006. Biloa Ayissi, qui devra aussi verser un franc symbolique de dommages et intérêts au ministre, a déclaré à la fin du procès qu'il luttera «contre l'homosexualité jusqu'à la mort», selon les propos recueillis par le quotidien camerounais Le Messager. Le journaliste a été condamné à la même peine qu'en première instance.
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par Habibou Bangré - Info du 2008-08-05
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25.07.2008
(Homo)sexy California
Telex : "If you're going to San Francisco", vous savez désormais que vous pourrez vous y marier entre hommes ou entre femmes. La Cour suprême de Californie a donné raison à plusieurs plaignants, dont la ville de SF même, qui défendaient que le mariage entre hommes et femmes, défini par le Code civil, était discriminatoire. C'est le deuxième Etat, après le Massachusetts, à autoriser le mariage entre personnes du même sexe aux USA. Schwarzie a annoncé qu'il "respecte la décision des magistrats et ne soutiendra pas un amendement à la Constitution destiné à annuler la décision de la Cour suprême." Le USA Today affirme même que c'est un sérieux coup d'accélérateur pour les activistes gays et lesbiennes, qui feront leur possible pour influer sur les élections prochaines.
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